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N’oublions pas que tout corrompu a un corrupteur. Il y a mériter pleinement, grâce aux compétences, son diplôme, son poste d’emploi, sa mutation, etc... et il y a aussi, hélas, payer, soudoyer, corrompre, pour les avoir. Et là, corrompu et corrupteur sont associés, complices dans le crime. Il y a, au niveau des services de l’administration, ceux et celles qui ne veulent pas faire la queue et qui paient pour passer les premiers et être servis en un temps record. Il y a les fonctionnaires de l’état qui se convertissent en commissionnaires dès qu’il faut acheter quoi que ce soit pour tel ou tel ministère et qui mettent l’intérêt de cet état en seconde position. Il y a les voix qui s’achètent lors des élections... Bref! Corruption, c’est vague. En l’absence de partis politiques qui FONT quelque chose et non qui se limitent à CAUSER, la société civile va devoir se "politiser" pour essayer de faire un minimum par la sensibilisation, par l’organisation de séminaires, d’exposition, de manifestations artistiques dont le thème , le noyau du thème, serait le fléau de la corruption. De toutes les façons, les partis politiques n’ont presque plus de crédibilité pour prendre en charge de mener à bien cette mission. J’apprend à mes enfants de ne pas céder au chantage, de faire la queue avec tout le monde, d’aller et de retourner et d’aller et de retourner jusqu’à obtention du document ou du service. C’est dur, très dur pour eux. Ils s’en plaignent, mais à la longue, ils finissent par le croire et vont jusqu’au bout pour avoir ce droit. Excusez le JE, mais j’estime que chacun de nous est tenu d’inculquer à ses proches un peu de civisme. Certes l’état doit s’impliquer, mais pas seul. Nous y sommes également. Un citoyen est appelé à s’impliquer. Une goutte dans l’océan? Soit ! mais une goutte à multiplier par des dizaines de millions.


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